Rubrique : Social

Bethel Hébergement : Au service de ceux qui veulent s’en sortir

En 2010, un référent du centre d’hébergement et de réinsertion sociale Béthel, témoignait du succès du parcours d’un résident arrivé le 16 janvier 2008 et sorti en janvier 2010 :

«Monsieur H.D. sortait d’une longue peine de prison à son arrivée. Il lui a fallu un temps d’adaptation assez long. Une première phase de son séjour a rimé avec alcool, tromperie sur ses finances, déni sur son état, et dépression. Il était très fragile, mais montrait une volonté de s’en sortir sans savoir par où commencer. Pendant cette période, nous avons préparé son dossier de retraite, ce qui le perturbait tout autant. Puis, petit à petit, le temps faisant son travail, il a commencé à reprendre goût à la vie. Il a repris contact avec son fils et lui a rendu visite une fois par mois dans un point rencontre de Saint Quentin.Quelques membres de sa famille se sont rapprochés de lui.

CNDH : Concilier dignité de l’enfant et protection de la famille

«Il y a seulement deux semaines, j’apprenais le suicide d’une jeune fille norvégienne de 16 ans. Alors qu’elle était encore un bébé, son père avait demandé aux services sociaux une baby-sitter car son épouse souffrait de troubles psychiques. Ces derniers lui refusèrent l’aide demandée, et suite au suicide de la mère, ils placèrent d’office la petite âgée de 2 ans dans une famille d’accueil. Pendant 14 années, le père a essayé de récupérer sa fille, qui après avoir fugué à maintes reprises pour le rejoindre, s’est finalement donnée la mort, à l’âge de 16 ans».

Cette histoire vraie a été relatée par la Présidente du Comité Nordique des Droits de l’Homme (CNDH), Mme Ruby Harrold-Claesson, avocate suédoise, lors dune conférence tenue à Newcastle, le 6 octobre 2000.

La Maison d’Aïna, une école pour les plus démunis

Créée en juillet 2002, La Maison d’Aïna est une association qui travaille dans les campagnes retirées de Madagascar, dans le but d’améliorer les conditions de vie d’enfants et de familles malgaches vivant dans une extrême pauvreté.

Alex et Hanta Châteaux, un couple chrétien franco-malgache, a démarré cette œuvre en souvenir et selon le désir de leur fille Aïna, décédée en France le 25 février 2002, à l’âge de 9 ans. En malgache, Aïna signifie «La vie».

En quelques années, l’action du couple Châteaux a pris de l’ampleur. Aujourd’hui, La Maison d’Aïna accueille 168 enfants du quartier de Talakimaso et leur offre : un enseignement de la Maternelle au CM1, des soins médicaux, un repas équilibré par jour, un travail rémunéré pour les parents qui souhaitent participer à la vie de l’école, une connaissance des règles alimentaires et d’hygiène de vie, et une formation aux techniques agroalimentaires adaptées au terrain malgache. En outre, elle parraine et soutien une vingtaine d’adolescents dans l’objectif de les préparer aux études supérieures.

Retrouver la dignité par la scolarisation

Madagascar est un des pays les plus pauvres au monde. Une extrême pauvreté qui touche considérablement les mineurs. La plupart des enfants des campagnes vivent sans eau courante, sans salle de bain ni toilettes, sans électricité, et ne bénéficient que d’un seul repas par jour. Faute de moyens suffisants, la plupart vont travailler dans les champs avec leurs parents, ou partent mendier et fouiller les poubelles en milieu urbain.

Bien que l’éducation soit une priorité constitutionnelle et l’enseignement primaire obligatoire, l’article 24 de la Constitution n’est pas encore suffisamment mis en œuvre. C’est pourquoi, selon ses moyens, La Maison d’Aïna souhaite pallier ce manque, en redonnant une dignité et le goût des études aux enfants. La dignité passe en premier lieu par la scolarisation. En effet, celle-ci permet de valoriser les enfants et de leur redonner confiance.

Egalement conscients de l’importance du cadre familial dans l’épanouissement des enfants, les parents ne sont pas oubliés. L’association d’Alex et Hanta Châteaux leur offre l’opportunité de travailler au sein de la structure et de bénéficier d’une rémunération décente. Un travail qui leur enseigne les règles de base telles que la propreté, l’hygiène, la ponctualité, l’importance d’encourager les enfants et la gestion de leurs revenus. Les résultats sont étonnants. Les familles redeviennent responsables et fiers d’être malgaches.

Une implication collective locale

Dès le départ, Alex Châteaux a souhaité privilégier l’utilisation des ressources locales :

  • L’eau provient d’un puits creusé sur place, au seau et à la pelle, sur plus de 32m de profondeur.
  • Les denrées sont extraites du potager, entretenu par les familles malgaches et avec l’aide d’un spécialiste en agroalimentaire.
  • Les deux bâtiments et l’aire de jeux ont été principalement construits en pierres taillées et en briques rouges cuites.

La Première Dame de Madagascar devient marraine.

La principale source de financement provient des dons des familles françaises, italiennes et malgaches qui acceptent de parrainer un enfant. Ce parrainage permet :

  • de répondre aux besoins fondamentaux des enfants pour seulement 25€/mois.
  • d’améliorer sensiblement leur cadre de vie.
  • de rapprocher des familles d’horizons très différents et d’avoir un impact éducatif majeur pour les enfants parrainant et parrainés.

Suite à leur voyage en février dernier, le Président du Parti Républicain Chrétien (PRC) et son épouse ont pris la décision de parrainer un enfant de 4 ans.

Par ailleurs, le 8 mai 2009, la Maison d’Aïna a reçu Mialy Rajoelina, la Première Dame de Madagascar. Emue par ces enfants et ravie des actions menées par cette œuvre, elle a accepté de devenir marraine de La Maison d’Aïna.

L’importance des valeurs chrétiennes

Chaque samedi après-midi, Alex et Hanta Châteaux dispensent une étude biblique aux enfants et à leur famille et animent un temps de louanges et de prières.

L’enseignement prodigué à cette occasion permet à chacun de connaître et d’appliquer au quotidien, les valeurs de l’Evangile !

Et l’ensemble des responsables, en accord avec la vision du PRC, considèrent l’exemple comme étant la seule manière d’enseigner.

Nous saluons l’audace, le courage et la persévérance d’Alex Châteaux. Il manifeste un amour profond et paternel à l’égard de tous ces enfants. Soucieux de défendre les valeurs chrétiennes, il travaille concrètement à changer les cœurs pour changer la Grande Île.

Emmanuelle COLAS

La Maison d’Aïna
BP 749 – 101 Antananarivo MADAGASCAR
BP 8303 – 95803 Cergy-Pontoise cedex FRANCE
Email : lma-france@club-internet.fr
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Ile de la Réunion

Engagement chrétien pour la réinsertion post-carcérale

Paul GRONDIN

C’est en novembre 2005 que Paul Jacques GRONDIN, Maître d’œuvre en bâtiment, a créé l’association «Aumônerie Protestante des Prisons», à la Plaine des Cafres (Ile de la Réunion). Membre de la Fédération des Associations Action Réflexion Prison et Justice (FARAPEJ), cette aumônerie regroupant une dizaine de bénévoles, travaille à la réinsertion des ex-détenus.

Mikaël REALE, fondateur de l’association : Vraiment Libre, Entraide & Développement

Engagés depuis treize ans auprès des malgaches vivant dans des conditions d’extrême pauvreté, Mikaël et Cathy REALE fondent leur travail humanitaire sur le socle des valeurs chrétiennes. Et afin de promouvoir les bienfaits et la nécessité de ces dernières, ils prennent la décision, en septembre 2007, de rejoindre le Parti Républicain Chrétien (PRC).

L’association Vraiment Libre, Entraide & Développement (VLED), œuvre depuis 1995 à Madagascar.
Sa vision repose sur la conviction que les populations du Tiers-monde ne seront pas affranchies par l’envoi de containers de nourriture, mais par la création d’un programme adapté leur permettant d’acquérir les compétences nécessaires pour relancer leur économie locale.
Ses principales missions consistent à former, soigner et fournir un travail rentable aux plus démunis.

L’abbé Pierre, un témoignage qui nous interpelle !

L’abbé Pierre a été rappelé auprès du Père le 22 janvier dernier, à l’âge de 94 ans. L’annonce de son décès a fait la Une des quotidiens, interpellant croyants et non-croyants quant à l’impact social et politique de son témoignage de foi. L’ensemble des responsables de la nation a salué la mémoire d’un homme d’action. Une raison d’être qui devrait devenir le moteur de tout chrétien.

S’il est possible de reprocher à l’abbé Pierre certaines de ses positions théologiques ainsi que les quelques attitudes reflétant la faiblesse de notre humanité, qu’il a avouées dans son livre publié en 2005  : «  Mon Dieu… Pourquoi  ?». En revanche, il est plus difficile de contester qu’il a été un homme de cœur et d’amour pour son prochain.