FAQ ACTU


Frédéric Mitterand doit-il démissionner ?

J’aimerai savoir quelle est la position du PRC vis à vis des affaires de mœurs qui touchent Monsieur Frédéric Mitterrand, actuel Ministre de la culture. Pensez-vous qu’il doit démissionner ou que le Président doit le limoger ? Pensez-vous qu’il faille signer des pétitions comme celle-ci, pour qu’il s’en aille ou même pour qu’il soit jugé ? (C.B.)

 

Cher Monsieur,

Frédéric Mitterand, Ministre de la Culture, n’a pas connu une «sexualité perturbée», à compter de son entrée au Gouvernement, mais depuis son «enfance martyrisée». Par conséquent, je ne vois pas ce qui l’amènerait aujourd’hui à démissionner. Par ailleurs, il est à noter que c’est en toute «connaissance de cause», que Nicolas Sarkozy l’a nommé Ministre. Notre Président avait lu et apprécié son ouvrage « La mauvaise vie ». Je ne pense donc pas que M. Mitterand sera limogé.

Du reste, que nous apporterait son retrait du Gouvernement ? En cas de départ, serait-il remplacé par quelqu’un de meilleur et par un Ambassadeur des valeurs de l’Evangile ? Permettez-moi d’en douter. C’est pourquoi d’ailleurs, il apparaît vain au PRC de se battre contre des hommes. A l’image de l’un de ses Ministres, c’est tout un pays qui a besoin de guérison.

Dans cette optique, nous préférons travailler sur un chantier plus fastidieux mais indispensable : la mise en place d’une alternative chrétienne face à un système qui les écarte de plus en plus.

J’apprécie le travail de « Liberté Politique », et il ne m’appartient pas de vous dire si vous devez ou non signer leur pétition, pour « demander la démission du Ministre de la Culture », mais quoi qu’il en soit, je ne peux que vous encourager à nous rejoindre, afin de nous aider à la concrétisation de ce chantier.

Ensemble, changeons les cœurs, pour changer la nation !

Paul OHLOTT


Faut-il expulser les clandestins afghans ?

La France doit-elle expulser les clandestins afghans ? Ces expulsions ne sont-elles pas scandaleuses ? Quel regard portez-vous sur l’immigration ?

 

L’immigration est un sujet délicat, passionnel et conflictuel. C’est un sujet qui véhicule de nombreuses peurs et en particulier celle de l’insécurité. Les peurs sont si fortes, que deux camps radicalement opposés se forment. Alain Morice, chercheur au CNRS, parle même aujourd’hui d’une «guerre à l’émigration», une guerre qui comporte son lot de morts.

Nous avons tous en tête ces boat-peoples où des milliers d’hommes et de femmes sont prêts à risquer leur vie pour s’enfuir de la misère et tenter illégalement une autre vie dans un pays riche. Cependant, si nous sommes appelés à mener une politique humaine, celle-ci doit être malgré tout rationnelle et non émotionnelle. Les médias savent nous émouvoir de manière très professionnelle, mais on ne gère pas un pays et une question aussi cruciale, en se basant sur des histoires bouleversantes.

La maîtrise des flux migratoires

La France est de longue date, un pays d’immigration. Cette immigration a joué un rôle important dans le peuplement, l’industrialisation, l’urbanisation et même en terme d’enrichissement culturel. La France est une mosaïque et la diversité doit être perçue, non comme un danger, mais comme une richesse. Néanmoins, pour qu’il n’y ait pas de basculement, pour que cette immigration demeure un apport positif et non une menace pour l’identité française, on se doit bien évidemment de maîtriser les flux migratoires.

Par conséquent, la lutte contre les réseaux clandestins doit être une priorité, car il n’y a pas de maîtrise réelle des flux, si on naturalise toutes les personnes immigrées qui sont parvenues illégalement sur le territoire français. La fermeture de Sangatte en 2002 ou le démantèlement de la jungle de Calais ne sont que de la poudre aux yeux. Pour quel résultat ? Le problème des personnes exilées n’a toujours pas été réglé.

A l’heure actuelle, nous ne connaissons pas le nombre de «sans papiers» présents sur le territoire français. En la matière, les compteurs s’affolent et les chiffres peuvent passer du simple au quintuple (150.000 / 800.000). Il semble donc indispensable de commencer par dénombrer les immigrés en situation irrégulière, de recenser leurs attentes, et de les aider au mieux et au cas par cas, tout en condamnant à de fortes sanctions pécuniaires et pénales toute personne favorisant l’entrée de clandestins.

700 millions d’euros par an

Il faut savoir que la lutte contre l’immigration clandestine coûte près de 700 millions d’euros à la France chaque année, dont 560 millions d’euros en masse salariale (11.482 postes) et 40 millions d’euros en frais d’éloignement. Les frais de fonctionnement des Centres de Rétention Administratives (CRA) sont colossaux. Je peux donc comprendre qu’Eric Besson, Ministre de l’immigration, déclare qu’il «faudrait que les partisans du maintien des immigrés clandestins et des sans papiers sur notre territoire, se fassent connaître de manière à leur imputer directement le coût de ces tentatives d’insertion sur le montant de leur impôt sur le revenu».

Les immigrés ne fuient pas leurs pays sans raison. S’ils sont prêts à mourir, c’est qu’ils n’ont rien à perdre. Je me pose alors la question, ne pourrait-on pas utiliser ces 700 millions d’euros autrement ? A l’heure actuelle, cette somme colossale est une dépense et non un investissement. Une dépense qui ne cessera jamais, tant que l’on ne règlera pas le problème à sa source. La meilleure lutte contre les réseaux clandestins, consiste à aider les pays de départ à se développer. Ne dépensons plus bêtement ces 700 millions d’euros, investissons-les pour permettre à l’Afghanistan et à de nombreux autres pays de quitter la misère dans laquelle ils sont embourbés.

Je suis favorable à l’expulsion des clandestins, si parallèlement, nous participons à éradiquer la misère, cause de nombreuses folies migratoires. Bien sûr, la France ne pourra pas, à elle seule, venir à bout de tous les problèmes du monde, mais elle doit faire sa part, de même que l’Union Européenne. Ne gaspillons plus ces 700 millions d’euros, mais utilisons-les de manière efficace.

Paul OHLOTT


Le débat sur l’identité nationale est-il nécessaire ?

Pensez-vous que le débat lancé par Eric Besson sur l’identité nationale est nécessaire ? Et si tel est le cas, quelle est la définition d’un Français ? Existe-t-il des bons Français et des mauvais Français ?

 

La question de l’identité nationale est l’exemple même du débat piégé. Etrange hasard, cette affaire resurgit à moins de six mois d’une échéance électorale majeure (Régionales). Elle apparait par ailleurs comme largement hors sujet pour des Français majoritairement préoccupés par d’autres questionnements : l’emploi, le pouvoir d’achat, l’éducation, l’avenir des enfants, le poids des prélèvements obligatoires…etc.
Dans identité «nationale», il y a «nation». Or, cette notion n’a cessé d’être battue en brèche depuis des décennies, contrecarrée qu’elle était par la mondialisation d’un côté et par la récupération démagogique dont elle était l’objet d’un autre. Peu importe finalement de savoir qui est digne d’être Français. Plus pertinente serait sans doute la question de savoir qui à envie d’être Français. Cette question est complexe, car elle nous renvoie à nos propres comportements. Pour l’avoir vécu moi-même, on peut se sentir étranger sur une terre qui vous est pourtant familière par l’affectivité, les souvenirs, les racines familiales et culturelles.

L’identité nationale est un concept en perpétuelle évolution. Il faut se méfier des «identités meurtrières», dénoncées à juste titre par l’écrivain Amin MAALOUF. L’identité française reste à réinventer chaque jour, un concept où l’étranger cesse d’être systématiquement un ennemi et où le Français «de souche» ne soit plus forcément un repoussoir. Entre les deux se dresse le champ immense de la compréhension culturelle, laquelle à mon avis ne peut faire l’économie du socle chrétien, à la fois terreau et ferment de notre civilisation en devenir. A une époque où chacun est en contact avec le monde, rien ne serait plus improductif qu’un repli frileux sur la vision idéalisée d‘une identité nationale peu en rapport avec la réalité quotidienne.

Une fois encore, le Christianisme sera la clé d’un monde meilleur et le trait d’union entre les peuples aspirant à un plus bel avenir : instrument s’il en est, la nation ne saurait être une fin en soi.

Jean-Philippe WAGNER

 


Que pensez-vous de la tribune de N. Sarkozy dans Le Monde ?

Que pensez-vous de la tribune de Nicolas Sarkozy (1), publiée dans Le Monde ? Vous réjouissez-vous qu’il ait déclaré que «tout ce qui pourrait apparaître comme un défi» à l’héritage chrétien de la France «condamnerait à l’échec de l’instauration si nécessaire d’un Islam de France» ?

 

L’intervention du Président de la République se veut très policée, afin de ne pas envenimer un débat contesté, et rendu un peu plus délicat encore, depuis le résultat du Référendum helvétique concernant la construction de Minarets. Cependant, ses propos sur l’héritage chrétien de la France s’avèrent pour le moins imprudents, étant donné que l’héritage chrétien est sans cesse mis à mal par un humanisme radical et un laïcisme combatif.

S’il s’inquiète de l’éventualité – probable – d’une remise en cause islamique de l’héritage chrétien de la France à moyen et long terme, pour quelles raisons ne manifestent-ils pas la même inquiétude à l’égard des mouvements de pensée humanistes et laïcistes ? En outre, est-il besoin de rappeler que la France est l’un des rares pays à s’être radicalement opposé à la mention de l’héritage chrétien dans le préambule de la Constitution Européenne ?

Alors certes, si l’Islam se met à défier l’héritage chrétien de la France, cela «condamnerait à l’échec» toute idée d’un «Islam de France». Mais si un jour nous venons à émettre un tel constat d’échec, nous pouvons parier qu’il sera déjà trop tard pour faire machine arrière. Par ailleurs, le Président de la République a tenu des propos ambigus, se refusant d’envisager «l’interdiction de construire des minarets», tout en mettant en garde «les religions contre toute pratique ostentatoire ou provocatrice de leur foi».

Les minarets seraient-ils des signes moins ostentatoires qu’une croix en pendentif, qu’un voile ou qu’une burqa ? Et pourquoi inviter le «chrétien, juif ou musulman» à manifester une «humble discrétion», tandis que les humanistes radicaux et les laïcistes ne manquent pas de multiplier leurs provocations ?

S’il n’y a donc pas lieu de se réjouir de ses propos sur l’héritage chrétien, je salue néanmoins le fait qu’il soit, à l’instar du Parti Républicain Chrétien (2), «stupéfait par la réaction que cette décision [Référendum Suisse] a suscitée dans certains milieux médiatiques et politiques de notre propre pays». Des réactions qu’il juge «excessives et parfois caricaturales, à l’égard du peuple suisse, dont la démocratie, plus ancienne que la nôtre, a ses règles et ses traditions, qui sont celles d’une démocratie directe où le peuple a l’habitude de prendre la parole et de décider par lui-même».

Enfin, de la même manière que nous l’avons souligné dans notre communiqué (2), le Président de la République affirme haut et fort que «ce qui s’est passé n’a rien à voir avec la liberté de culte ou la liberté de conscience. Nul, pas plus en Suisse qu’ailleurs, ne songe à remettre en cause ces libertés fondamentales». Nous pouvons alors espérer qu’il s’entretiendra prochainement avec son Ministre Bernard Kouchner, auteur de propos déplacés.

Paul OHLOTT
Conseiller National

Notes
(1) Lire la tribune de Nicolas Sarkozy dans le journal Le Monde
(2) Lire le communiqué du PRC


Un effort de tolérance religieuse en Mauritanie et au Maroc ?

Quel regard portez-vous sur la rencontre en faveur de la «tolérance religieuse à travers les traités internationaux sur les droits de l’Homme», qui s’est tenue à Rabat, entre différents acteurs de la société civile du Maroc et de Mauritanie ?

 

Selon l’Agence de presse du Maroc (Maghreb arabe presse – MAP), les participants ont largement évoqué l’interdiction des minarets en Suisse, un événement qu’ils perçoivent comme un «exemple d’intolérance religieuse».

A cette occasion, le président du Centre des Droits des Gens (CDG), Jamal Chahdi, a souligné l’importance de la coexistence en dépit de la différence de couleur, de sexe, de langue, d’origine ou de religion, ajoutant que les traités internationaux stipulent la liberté du culte.

Mais de son côté, Mohamed Sidati, de l’association mauritanienne, a estimé que l’interdiction des minarets en Suisse, était contraire aux traités internationaux, et que ce genre de pratiques génère de la violence et de la xénophobie religieuse.

Qu’en est-il de la liberté de culte en Mauritanie et au Maroc ?

Selon l’index des persécutions antichrétiennes, réalisé par l’ONG Portes Ouvertes, la Mauritanie s’est hissée à la 8ème place, alors qu’elle n’était qu’en 40ème position en 2006. On peut constater que le gouvernement restreint l’annonce de l’Evangile et la distribution de littérature religieuse non islamique. En outre, bien que la loi n’ait pas été récemment appliquée, se convertir à une autre religion est toujours passible de la peine de mort.

Quant au Maroc, si la tendance semble être à l’amélioration, le pays figure néanmoins à la 37ème place sur l’index des persécutions antichrétiennes. Sur la terre du Roi Mohammed VI, les minorités religieuses sont tolérées, malgré les restrictions sur l’annonce de l’Evangile et la distribution de littérature chrétienne. Toutefois, il est à noter que les nouveaux convertis sont isolés socialement et que les mouvements islamistes ont de plus en plus d’influence.

On est alors en droit de s’interroger : pour quelles raisons ces pays ne dénoncent-ils pas ces persécutions antichrétiennes qui font rage sur leur terre, avant d’évoquer le référendum helvétique ?
D’autant que loin d’être une atteinte à la liberté religieuse, le vote du peuple suisse a simplement traduit une réponse franche et courageuse à l’excès du prosélytisme islamiste en Occident. Ce message mériterait d’être entendu dans l’ensemble des pays européens, des pays où contrairement à la Mauritanie, chacun peut pratiquer librement son culte.

Paul OHLOTT

Lire le communiqué du PRC sur le référendum helvétique


Roselyne Bachelot a-t-elle raison d’augmenter la rémunération des IVG ?

Roselyne Bachelot a-t-elle raison d’augmenter la rémunération des IVG ?

 

A l’occasion de la Journée de la Femme, la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot, vient d’annoncer une augmentation de la rémunération des actes d’interruption volontaire de grossesse (IVG). Une augmentation de près de 50%, qui devrait être mise en vigueur dès cette année. Le coût réel passera alors désormais de 383€ à 625€.

Comme elle l’a expliqué en conférence de presse, cette revalorisation de l’acte s’inscrit dans le cadre de mesures «en faveur de la prévention et de la prise en charge des grossesses non désirées», préconisées dans le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), relatif à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse.

Le gouvernement actuel démontre ainsi son désir d’inciter les établissements de santé, à continuer de pratiquer des avortements. Un désir qui va à l’encontre du droit à la vie, dès la conception, mais également de la santé économique du système de sécurité sociale.

La France enregistre plus de 200.000 IVG chaque année. Un acte remboursé à 80% lorsqu’il est pratiqué en établissement, et même à 100% pour les bénéficiaires de la CMU (Couverture Maladie Universelle) ou pour «les mineures non émancipées sans consentement parental». Avec ce nouveau tarif, le coût total annuel pour la Sécurité sociale pourrait alors avoisiner les 100 millions d’euros.

Quand on sait que la Sécurité sociale s’oriente vers un déficit record en 2010 (environ 30 milliards d’euros), cette décision de Roselyne Bachelot s’avère d’autant plus inacceptable et déraisonnable. En outre, en ne payant que 20% du coût, voire même en ne payant rien (Mutuelle ou CMU), le système actuellement mise en place ne permet en aucun cas la responsabilisation des citoyens. Or, il est essentiel pour tout individu, de retrouver le sens des responsabilités.

Concernant spécifiquement l’IVG, le Parti Républicain Chrétien (PRC) se montre préoccupé par le fait que l’avortement soit toujours présenté comme un droit, et non pas comme une faculté offerte dans des cas bien particuliers. Il devient urgent d’établir une nouvelle règle juridique, mentionnant de manière précise et exhaustive, les cas de recours à l’IVG, laquelle doit rester une exception. La pratique de l’IVG ne doit certainement pas devenir une «vocation» au sein du corps médical.

Par ailleurs, d’une manière plus générale, tout doit être mis en œuvre pour que le citoyen comprenne le sens du mot social, en le juxtaposant à la notion de solidarité et non pas à celui de droit personnel. A ce jour, tous les résidents français profitent du remboursement de frais de santé, quels que soient les revenus du bénéficiaire et quel que soit le coût de la dépense effectuée.

L’accroissement constant de la dette sociale implique un changement de comportement des assurés sociaux, et son remboursement doit devenir l’affaire de tous. Le paiement de cotisations sociales ne doit pas déclencher un droit systématique, mais doit être considéré comme une participation à la mise en place de fonds de solidarité.

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L’UE est responsable de 3769 avortements par jour