La charte des valeurs
Charte des valeurs
du
Parti Républicain Chrétien
Préambule : l’attachement des Français aux valeurs chrétiennes
Article 1 : l’amour, pierre angulaire de tout projet de société
Article 1-1 – tolérance et amour
Article 1-2 – vers une mondialisation des cœurs
Article 2 : l’unité
Article 2-1 – faire de nos différences une richesse
Article 2-2 – l’intérêt général, source des intérêts individuels
Article 2-3 – le rejet du clivage gauche/droite
Article 3 : l’individu, la famille et le gouvernement comme piliers de la société
Article 4 : proclamer la vérité sans condamner
Article 4-1 – le retour au fondement de base : l’Evangile
Article 4-2 – le rejet d’une opinion publique imposée
Article 4-3 – composer sans se compromettre
Article 5 : un parti chrétien, une véritable alternative au système politique actuel
Article 5-1 – « Ensemble, changeons les cœurs pour changer la nation » comme devise du parti
Article 5-2 – « Le gouvernement par l’exemple » comme devise des dirigeants
Préambule : l’attachement des Français aux valeurs chrétiennes
Conformément à l’article 2 alinéa 2 des statuts déposés en Préfecture le 23 février 2005, le Parti Républicain Chrétien a pour vocation de promouvoir les valeurs chrétiennes au sein de la République, et d’en faire le fondement de sa politique nationale et supranationale.
Nous entendons par valeurs chrétiennes, tous les principes bibliques, qu’ils soient issus de l’Ancien Testament ou du Nouveau Testament, dès lors qu’ils ont été enseignés ou confirmés par Jésus-Christ, Fils de Dieu, envoyé sur Terre afin de racheter la Création.
Dès le Vème siècle de notre ère, sous l’autorité de Clovis 1er, roi des Francs, converti pendant son règne le 25 décembre 496, et considéré comme le père de tous les Français, la France adoptera les valeurs chrétiennes appelées, à juste titre, valeurs judéo-chrétiennes. Notre Pays a donc connu presque onze siècles d’éducation basée sur les valeurs chrétiennes avant de s’en séparer progressivement.
Amorcé en France au XVIème siècle, ce processus de déchristianisation, dont la responsabilité appartient, en partie, à une mauvaise attitude de certains « chrétiens », se renforce au XIXème siècle. Ainsi, la loi du 28 mars 1882, dites « Loi Jules Ferry » substitue l’éducation morale et l’instruction civique à l’enseignement des valeurs bibliques dans toutes les écoles françaises. Cette loi énonce que l’instruction religieuse appartient uniquement aux familles et à l’Eglise, et l’instruction morale à l’Ecole. Pour autant, l’instruction civique et la leçon de morale disparaîtront définitivement dès 1968 de nos écoles primaires.
Aujourd’hui, une forte majorité des citoyens déplore la disparition des valeurs, et notamment dans nos écoles. Les parents n’hésitent plus à inscrire leurs enfants dans des écoles privées qui refusent chaque année des élèves par manque de places.
Ces valeurs, auxquelles tant aspirent, sont, en fait, les valeurs judéo-chrétiennes que nous retrouvons inscrites dans la Bible. Elles sont universelles et tous ceux qui s’y réfèrent doivent tout mettre en œuvre pour qu’elles triomphent.
Article 1 : l’amour, pierre angulaire de tout projet de société
L’amour est la seule force pouvant unir durablement les hommes. Et pourtant, il n’est jamais au centre des débats politiques.
Nous affirmons que les hommes politiques sont au service de la nation et donc de ses habitants. C’est la raison pour laquelle ils doivent manifester les qualités d’un serviteur qui se traduit par un amour sincère et véritable envers tous les concitoyens, sans exclure quiconque.
Aimer est un choix, et non un sentiment ; l’amour est le fruit de cette décision, et non une réaction imprévisible. Il se construit jour après jour.
Nous croyons que sans l’amour il n’est pas possible de servir honnêtement un peuple. Il nous appartient de faire découvrir à chaque citoyen les effets bénéfiques de l’amour inconditionnel, incluant la protection des victimes et la correction des fautifs, par l’application de lois justes.
La tolérance, sans l’amour, est un ciment artificiel ayant comme seule conséquence d’instaurer un sentiment de culpabilité chez tous ceux qui ne partagent pas les idées de la pensée unique. Bien qu’ayant comme but affiché de rassembler les hommes, dans les faits, la tolérance ordonnée ne produit que la division. Par crainte d’être jugés, beaucoup de nos concitoyens acceptent même des comportements publics contraires à leurs idées.
Le mot tolérance vient du latin « tolerare » signifiant : « supporter ». Imposé à un peuple, il devient une incitation à accepter sans condition toutes les conduites, y compris celles que nous désapprouvons, et que nous considérons déplacées au sens de la morale ou de l’éthique.
La tolérance nous invite donc seulement à supporter les autres, alors que l’amour nous encourage à les reprendre avec douceur lorsque leurs actes s’écartent des valeurs judéo-chrétiennes.
Le PRC est favorable à une «mondialisation des cœurs», c’est-à-dire à des relations internationales fondées sur le respect et l’épanouissement de l’être humain dans l’environnement qui lui convient. Ce concept s’oppose fondamentalement à la mondialisation économique, imposée de manière unilatérale par les pays dits « économiquement riches », et uniquement basée sur les intérêts financiers d’une minorité insatiable.
Cette vision économique, actuellement prônée, risque de soustraire l’identité des nations improprement appelées « pays sous-développés ». De ce fait, dans les rapports internationaux, il est nécessaire de remplacer le profit par l’apport et le don sans contrepartie.
Les pays occidentaux doivent combattre avec force et détermination toute forme d’esclavage moderne qui satisfait une minorité peu scrupuleuse des conséquences de sa cupidité. Il s’agit de mettre à la disposition des pays en voie de développement, les outils nécessaires qui favoriseront un développement complet, efficace et compétitif. Certains pays sont parmi les plus pourvus en matières premières (pétrole, or, diamant, uranium,…) et détiennent paradoxalement des records en matière de pauvreté.
La stabilité des économies nationales bénéficiera à toute l’économie mondiale.
Article 2 : l’unité
Nous croyons que l’unité, conséquence directe d’une société développée autour de l’amour du prochain, participera à la mise en place d’une force homogène capable de fédérer l’ensemble des citoyens pour une meilleure gestion du pays.
Pour produire l’unité, tant en interne qu’en externe, le Parti Républicain Chrétien entend rejeter tous les clivages ayant pour seule conséquence de créer la division, préférant encourager la solidarité nationale autour d’un projet commun :
« Ensemble, redonnons du sens à la notion politique du mieux vivre ensemble ».
C’est dans l’unité que les hommes sont les plus performants et les plus efficaces. Il est donc nécessaire de tout mettre en œuvre pour que l’unité soit encouragée dans tous les domaines de notre société. Il devient indispensable de créer des environnements favorables à la réconciliation, et de dénoncer tout discours incitant à l’opposition partisane systématique.
Nous parlons d’une unité dans la diversité et non de conformité.
De par son histoire, la France est reconnue comme une nation dont la population est très hétérogène. Comme tout héritage, il nous appartient de le gérer efficacement afin qu’il donne de bons fruits.
La gestion d’un pays réclame un sens aigu de l’équilibre, car au-delà des différences d’origine, un peuple est composé de plusieurs catégories d’individus : des hommes, des femmes, des jeunes, des personnes âgées, des manuels, des intellectuels, des artistes, des riches, des pauvres, etc.
La recherche de cet équilibre nécessite de prendre la mesure de ce que chacun peut offrir pour contribuer à l’édification de la société. En effet, une nation ne prospère que lorsque chacun apporte son savoir-faire. Or, considérant que tout individu a reçu un don particulier, plus un pays contient de personnes différentes, plus sa palette de talents est enrichie. Il est donc nécessaire que chaque talent soit développé dès le plus jeune âge.
Notre pays regorge de forces vives non exploitées. Il est donc temps de faire un bilan des potentialités de nos concitoyens, afin que la France devienne un modèle de réussite politique, sociale, économique, et financière.
Article 2-2 – l’intérêt général, source des intérêts individuels
Avec la fin de la guerre froide, dans les années 80, le concept de gouvernance s’est substitué à celui de gouvernement. Il a été défini comme la « réinvention » de la gestion publique dans son sens large, pour faire face aux défis du développement de cette nouvelle société appelée « l’ère de la globalisation », la gouvernance ayant pour vocation de trouver les mécanismes nécessaires à la négociation des différents intérêts dans la société.
L’Institut sur la Gouvernance a établi la définition suivante : « la gouvernance se définit comme l’ensemble des établissements, des procédés et des traditions qui dictent l’exercice du pouvoir, la prise de décision et la façon dont les citoyens font entendre leur voix. »
Nous constatons que sous l’égide de cette idée nouvelle et difficilement perceptible par les citoyens, l’Etat a mis en place une politique « patchwork »… En distribuant des finances publiques, à des collectifs manifestant leur mécontentement avec force et violence ou, à certaines associations dont le seul but est de collecter des subventions, le gouvernement a littéralement occulté l’intérêt général. La démocratie n’implique pas de donner aux plus bruyants ou aux plus astucieux, mais d’écouter chaque personne dans le but de mettre en place une politique saine et équitable. Il ne peut, en effet, y avoir de démocratie sans solidarité.
Face à ce concept de gouvernance, nous préférons celui de « gouvernement efficace ». Ce dernier pouvant se conjuguer latéralement, c’est-à-dire qu’il peut prévoir des liens cohérents entre le pouvoir central, les collectivités territoriales et les différents établissements publics, mais également verticalement, en y intégrant des structures représentatives des citoyens.
Notre définition du gouvernement efficace est la suivante : « Gouvernement qui gère de manière saine et efficace les ressources sociales, économiques et humaines d’un pays en tenant compte des besoins émis par sa population. Une gestion saine des affaires publiques désignant un exercice du pouvoir, qui soit à la fois efficient, intègre, équitable et transparent pour les citoyens, à tous les échelons de la société. »
La perception des besoins d’une société se fait par une écoute active de sa population, consistant à intéresser les citoyens à la vie de leur cité. L’analyse des propos recueillis, permettra de déterminer les orientations politiques pour la nation, mais en tenant compte de l’intérêt général et de la primauté des valeurs chrétiennes.
Nous croyons que l’intérêt général n’est pas la somme des intérêts individuels, mais qu’il en est la source. En effet, une société épanouie est un préalable au bien-être de sa population. C’est pourquoi nous entendons privilégier l’intérêt général, afin que chaque citoyen puisse trouver ou retrouver la place qui lui est réservée dans la société.
L’utilisation des termes de « gauche » et « droite » dans le domaine politique est d’origine française. On la fait remonter au 11 septembre 1789, lors d’une séance de l’Assemblée Constituante, à l’occasion d’un débat portant sur le droit de veto du roi Louis XVI resté en place. Les partisans du droit de veto s’étaient installés à la droite du président de séance alors que les opposants à ce droit s’étaient assis à gauche.
Nous proclamons que le clivage gauche-droite n’a pour unique conséquence que de provoquer des oppositions partisanes systématiques, excluant ainsi du champ politique l’efficacité et l’intérêt général.
Nous constatons qu’il existe dans les faits, un clivage réel et non reconnu, opposant l’Humanisme et le Christianisme : le premier est caractérisé par la volonté de promouvoir l’esprit humain, le second par celle de proclamer le nom de Jésus reconnu comme le seul chemin, la seule vérité et la seule vie.
Depuis plus de six siècles, en plaçant l’homme au centre de toutes les préoccupations, l’Humanisme a, malgré lui, enfanté l’individualisme et l’hédonisme. Il faut désormais que le Christianisme, source de justice et d’unité, redonne vigueur à la solidarité et au partage.
L’homme ne peut manifester ces valeurs que s’il est placé sous l’autorité divine, et non sous le pouvoir de sa propre force ou de son intelligence.
Le PRC est donc convaincu que seul le Christianisme peut permettre une évolution saine de la société. Aussi, loin de toute conception théocratique, nous souhaitons faire découvrir aux citoyens tous les bienfaits d’une nation gérée par des hommes soumis à l’autorité de Dieu.
Article 3 : l’individu, la famille et le gouvernement comme piliers de la société
En quelques années, l’Etat est passé d’un régime régalien à un régime du « Tout Etat » en transitant par un régime interventionniste, se substituant ainsi à l’individu et à la famille dans leurs propres prérogatives.
Nous souhaitons redéfinir les domaines de compétences réservés aux trois piliers d’une société que sont : l’individu, la famille et le gouvernement.
1) Il est nécessaire que l’individu redécouvre le sens de ses responsabilités et la maîtrise de sa vie. Pour cela, il doit :
- Prendre conscience qu’il à un rôle majeur à jouer dans l’édification du pays
- Redécouvrir le goût et l’intérêt du travail
- Se soucier en permanence du bien-être des personnes qui l’entourent
- Préserver l’environnement afin de transmettre une terre saine aux générations futures
- S’intéresser de manière constructive à la politique nationale
- Retrouver le sens de la notion de famille
2) La famille doit être reconnue comme étant la cellule première et vitale de la société. Sauf en cas de défaillance, elle a ses propres domaines de compétences, qui sont :
-
La conception, l’éducation et l’enseignement des enfants
-
La sécurité des enfants et des personnes âgées
-
La garantie du gîte et du couvert pour tous les membres de la famille
-
Une autorité exclusive pour tous les sujets concernant la famille
3) En respectant les domaines de compétence de chacun des deux autres piliers, l’Etat aura en charge les domaines résiduels, délégués et palliatifs définis comme suit :
Domaines résiduels : Il s’agit pour le gouvernement d’assurer la gestion de tous les domaines non réservés aux deux autres piliers et en particulier ceux liés à la sécurité de l’individu et à la sûreté de l’Etat.
Domaines délégués : L’Etat prend en charge les domaines dont les deux autres institutions souhaitent déléguer la gestion pour davantage d’efficacité. Cette délégation doit être clairement définie, tant sur ses conditions que dans son application.
Domaines palliatifs : L’Etat prend en charge les domaines abandonnés par l’une des deux autres institutions. Cette prise en charge doit être considérée comme ponctuelle et donc limitée dans le temps. Tous les moyens devront être mis en œuvre pour que l’institution défaillante récupère sa compétence dans les meilleures conditions.
Article 4 : proclamer la vérité sans condamner
Nous croyons que dans la Bible, toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner la vérité, réfuter l’erreur, corriger les fautes et former à une juste manière de vivre.
Sachant qu’Elle rend libre, nous souhaitons proclamer cette Vérité à tous les Français.
Notre constitution actuelle repose essentiellement sur la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen. Selon les propres mots de l’historien chrétien et homme politique hollandais Guillaume Groen van Prinsterer (1801-1876) : « Bien qu’irréprochables en elles-mêmes et en rapport avec la source dont toute vérité émane, c’est-à-dire la Bible, les idées de 1789 sont devenues funestes, car elles étaient en liaison étroite avec l’incrédulité qui prédominait dans les esprits des instigateurs de la Révolution. Bien qu’à cette époque la situation de la France et de l’Europe appelait à grands cris une réforme, elle ne rendait ni désirable, ni même inévitable une révolution.
Faut-il pour autant renoncer aux espérances de 1789 et réprouver de manière systématique la liberté, l’égalité, la fraternité, la tolérance, l’humanité, la légalité, ou le progrès ? N’y a-t-il rien de vrai dans ces idées révolutionnaires ? Le supposer serait totalement absurde, car elles répondent en partie aux aspirations les plus nobles et aux désirs légitimes du cœur humain.
Cependant, pour assurer notre bonheur, il ne suffit pas de répandre à profusion de belles maximes, en les séparant de la Vérité suprême qui seule peut les rendre efficaces. La Révolution qui les proclame les frappe de stérilité, ou pour parler plus exactement, les dénature. » De toute évidence, ces idées, détachées de l’Evangile, sont totalement vouées à l’échec.
Nous affirmons que l’Evangile est le recueil le plus achevé des droits et des devoirs de l’Homme. Il est donc évident d’en faire la source de toute constitution et de tout ordonnancement juridique et d’en conserver l’esprit pour en obtenir les fruits espérés.
Il est très difficile de mesurer l’opinion publique, c’est-à-dire de connaître l’opinion qui prédomine dans un pays sur un sujet donné à un moment précis. Pour que cette mesure soit parfaite, il faudrait qu’une personne, totalement inconnue, recueille, dans le même temps, l’avis de chaque citoyen d’un pays, pris séparément, sur un sujet précis, qui n’aurait fait l’objet d’aucun commentaire ou d’aucune analyse au préalable. Autant dire que cette mesure est pratiquement irréalisable.
Imposée comme une vérité absolue, la mesure de l’opinion publique devient un outil de manipulation redoutable. Elle conduit à la culpabilisation et à la marginalisation de celui qui raisonne différemment, entraînant ainsi une uniformisation de la pensée.
Le sondage est venu s’imposer dans la sphère politique comme le seul outil capable de mesurer de manière précise l’opinion publique. Utilisé à l’origine comme un outil de marketing performant destiné à orienter la stratégie d’une entreprise, il n’a pourtant pas su éviter les erreurs et les dépôts de bilan d’un bon nombre de sociétés privées. Il est donc prudent de ne pas considérer ce procédé comme infaillible. Son usage doit donc être modéré et ciblé.
La multiplication de cette méthode a pour finalité de permettre aux politiques d’orienter les citoyens dans leur choix au lieu de permettre aux citoyens d’orienter la politique en fonction de leurs choix.
Nous croyons que la prolifération de techniques tendant à orienter les décisions politiques, a progressivement éloigné les Français de la gestion de leur pays. Il est donc nécessaire de réexaminer, dans un environnement sans contrainte, chaque décision prise dans les conditions ci-dessus énumérées, pour reprendre une saine maîtrise du développement de notre nation.
Compte tenu de l’état alarmant de notre pays et de son avenir incertain, nous sommes conscients que notre démarche pour le transformer nécessitera du temps et de l’énergie. Nous constatons que l’état actuel de notre droit prend de plus en plus de distance par rapport aux valeurs chrétiennes qui l’ont pourtant largement inspiré à son origine. Il nous sera donc nécessaire de procéder par étapes pour permettre aux Français de découvrir la saveur de vivre dans un environnement sain et rempli de paix.
Pour obtenir ce résultat, nous ne souhaitons pas imposer notre manière de penser, mais la proclamer afin qu’elle soit entendue. Il appartiendra ensuite à ceux qui l’entendent, de la partager ou de la rejeter.
Notre volonté est de proposer un système de pensée totalement différent de celui qui nous est imposé depuis plus de cinq siècles. Nous sommes nés dans une société qui ne préconise pas toujours les principes de vies que nous défendons. Nous vivons dans un monde bien souvent en rupture avec nos valeurs ; nous en respectons malgré tout le contenu mais nous n’en partageons pas les fondements.
De ce fait, bien que nous acceptions, en tant que citoyens chrétiens, de nous soumettre aux autorités et aux lois en vigueur dans notre pays, nous ne sommes pas pour autant disposés à la compromission.
C’est pourquoi, le PRC ne fera aucune alliance avec des personnes physiques ou morales, accordant du crédit aux pensées et aux actes en opposition avec les commandements de Dieu.
Article 5 : un parti chrétien, une véritable alternative au système politique actuel
En proposant un Parti chrétien, nous souhaitons démontrer qu’il est possible d’établir un monde différent, dans lequel le mot « liberté » prend son véritable sens.
Voler, tuer, mentir, tricher, frapper, tromper, etc., ne sont même plus des actes répréhensibles pour certains. C’est là le résultat d’une banalisation de la dualité entre le bien et le mal.
Mal agir devient ainsi « légitime » lorsqu’on a été soi-même une victime. Pourtant être libre, n’implique pas de voler parce qu’on a été volé, ou de se venger parce qu’on a été humilié,… Etre libre, commande de rester honnête et de conserver la maîtrise de soi quoiqu’il arrive. Etre libre, réclame de continuer à faire le bien autour de soi quand bien même nous aurions fait les frais de la mauvaise action d’un autre.
Quand la mauvaise action reste une exception il est facile pour une autorité de la sanctionner. Mais quand l’acte exceptionnel devient si général que l’exception en devient une règle, alors la mesure coercitive est plus difficile à appliquer.
Dans de nombreux domaines, à mesure que les dérives ont été consenties, les principes sont devenus les exceptions et inversement. Il devient urgent d’inverser ce courant pernicieux qui risque d’amener notre nation au chaos le plus complet.
Nous croyons que seul un Parti chrétien a la capacité d’offrir une véritable alternative au système politique actuel, parce qu’il est le seul à pouvoir proposer d’inverser le processus de déchristianisation mis en place depuis plusieurs siècles.
Article 5-1 – « Ensemble, changeons les cœurs pour changer la nation » comme devise du parti
Nous avons la conviction que la plupart des parents souhaitent que leurs enfants soient dotés de toutes sortes de qualités : la politesse, l’honnêteté, la douceur, l’absence de mensonges, la générosité, la délicatesse, l’amour des autres, etc. Mais bien souvent, les résultats sont loin d’être à la hauteur de ceux espérés. Pourtant, chacun s’en accommode, proclamant avec conviction que « la réalité » est différente du rêve. Or, nous sommes tous acteurs de ce que nous nommons « la réalité ». Celle-ci n’est pas une fatalité, mais le résultat de nos propres comportements.
Il n’est pas utopique de penser que l’Homme peut changer son environnement. Nous avons cette capacité de déplacer des montagnes lorsque notre foi est ravivée. Alors que dire d’un peuple uni autour d’une même volonté ?
Le PRC souhaite relever ce défi de réunir les Hommes autour d’un projet commun : transformer la nation. Aucun projet politique ne peut aboutir s’il n’est pas préalablement porté dans les cœurs. Notre objectif est de permettre à chacun de s’ouvrir à la connaissance de la Vérité et de l’amour du prochain.
Depuis des années, les cœurs sont préparés au matérialisme, au lieu de l’être à l’amour du prochain. Cet attachement aux biens matériels conduit inévitablement à la dépendance de l’argent et à l’indifférence de l’autre.
Un regard analytique sur le nombre croissant des suicides et des dépressions dans notre pays, nous invite à inverser rapidement nos centres d’intérêts. En effet, si le matérialisme était une solution, l’argent règlerait tous les problèmes. Or, la réalité nous révèle qu’en posséder ne donne pas nécessairement un sens à notre vie. Un cœur mal éduqué conduit à l’amertume et à l’insatisfaction permanente.
Si chacun prend conscience de l’autre, dans un élan de solidarité, la nation sera transformée.
Article 5-2 – « Le gouvernement par l’exemple » comme devise des dirigeants
Pour conserver toute leur crédibilité, les dirigeants d’un pays ont le devoir d’adopter une attitude conforme à celle qu’ils souhaitent voir développée chez leurs concitoyens.
Il ne peut pas y avoir de solidarité sans confiance. Les personnes appelées à assumer des responsabilités publiques doivent, par leurs actes, susciter chez leurs concitoyens des principes fondamentaux comme l’honnêteté, la foi, l’espoir, la loyauté, la sincérité, etc.
L’exemple n’est pas la meilleure manière d’inculquer des valeurs, c’est la seule. Si les dirigeants d’un pays sont corrompus, la politique devient le miroir de la corruption et de l’injustice sociale. Le système se dégrade, les problèmes s’accumulent et aucun programme politique ne peut produire d’effets. En revanche, si la justice règne, celle-ci se reflète dans la politique. Le bien-être règne, la paix émerge et un bon nombre de difficultés disparaissent. La confiance revient et la gestion du pays s’en trouve grandement facilitée.
